Les océans de la planète battent des records de température en juillet

10 août 2026 at 22:39
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Selon une nouvelle analyse publiée par le Service Copernicus concernant le changement climatique, les océans du globe ont enregistré le mois dernier leur mois de juillet le plus chaud de l’histoire. En dehors des régions polaires, la surface des océans a atteint une moyenne de 69,73 degrés Fahrenheit (20,96 degrés Celsius), battant ainsi le précédent record de juillet établi en 2023. Cette intense chaleur marine s’est révélée particulièrement prononcée dans le Pacifique en raison d’un phénomène d’El Niño de plus en plus marqué, tandis que les températures à la surface des terres s’envolaient également, faisant du mois dernier le deuxième mois de juillet le plus chaud jamais enregistré à l’échelle mondiale, tant sur les terres que sur les mers.

L’Europe confrontée à des canicules estivales implacables

Cette chaleur marine sans précédent a lourdement touché l’Europe, qui continue de faire face à un été torride. Samantha Burgess, directrice adjointe de Copernicus, a souligné que juillet 2026 marquait le troisième mois consécutif de chaleur exceptionnelle en Europe occidentale, portant la température cumulée des mois de juin et de juillet à un niveau régional historiquement haut. Des épisodes de chaleur récurrents et de très faibles précipitations ont considérablement asséché les sols de la région. En s’asséchant, ces derniers perdent leur capacité naturelle de refroidissement, créant ainsi une boucle de rétroaction où la chaleur et la sécheresse s’intensifient mutuellement.

Une sécheresse historique révèle des vestiges de la Seconde Guerre mondiale

Les impacts combinés d’une chaleur intense et d’une sécheresse prolongée ont drastiquement vidé les cours d’eau à travers l’Europe, au premier rang desquels le Danube. La baisse des niveaux d’eau le long de la frontière entre la Serbie et la Roumanie a mis au jour des dizaines d’épaves de navires de la Seconde Guerre mondiale, appartenant à une flotte nazie sabordée intentionnellement vers la fin du conflit afin d’entraver l’avancée des forces soviétiques. En outre, les autorités locales en Slovaquie ont réussi à extraire une bombe non explosée de la Seconde Guerre mondiale des eaux en décrue du Danube.