Une découverte fossile de 520 millions d’années révèle comment les céphalopodes ont appris à flotter

14 août 2026 at 23:59
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Une équipe internationale de chercheurs a découvert dans le Sud de la Chine un fossile vieux de 520 millions d’années qui éclaire les origines évolutives de la flottabilité des céphalopodes. Nommé Eoceras shaanxiense, ce minuscule spécimen mesure seulement quelques millimètres et présente le plus ancien siphuncle connu – un tube interne spécialisé qui permettait aux anciennes créatures marines de réguler l’équilibre entre l’eau et le gaz, révolutionnant leur déplacement dans l’océan.

Percer les secrets de l’explosion cambrienne

Publiée dans la revue Nature le 29 juillet 2026, cette étude révolutionnaire a été menée par Junfeng Guo de l’Université Chang’an, aux côtés de chercheurs tels que Bing Pan de l’Institut de géologie et de paléontologie de Nankin et Jakob Vinther de l’Université de Bristol. Récupérés dans la formation de Shuijingtuo, les 32 microfossiles préservés font reculer la chronologie des céphalopodes dotés d’un siphuncle d’environ 30 millions d’années, comblant ainsi un fossé crucial datant de l’explosion cambrienne.

Un système de ballast biologique

Les céphalopodes modernes tels que les poulpes, les calamars, les seiches et les nautiles reposent tous sur des mécanismes sophistiqués pour contrôler leur ascension ou leur descente dans la colonne d’eau. Les fossiles nouvellement analysés d’Eoceras révèlent un stade évolutif intermédiaire entre les anciens animaux à coquille cloisonnée et les espèces modernes. Grâce à la microscopie électronique à balayage (MEB) et à la microtomographie à rayons X (micro-CT), les scientifiques ont confirmé que le tube segmenté agissant comme un ballast biologique primitif permettait à ces prédateurs millimétriques de s’élever du fond marin pour la toute première fois.