L’utilisation de l’hormonothérapie a doublé en une décennie grâce à l’évolution des mentalités

15 août 2026 at 00:14
2 min read

Autrefois controversé, le traitement hormonal de la ménopause redevient une option de premier plan. De nouvelles statistiques publiées par Epic Research révèlent que l’utilisation de l’hormonothérapie a presque doublé aux États-Unis au cours des neuf dernières années. En analysant les données ambulatoires de plus de 163 millions de patientes, les chercheurs ont constaté une hausse de 1,7 % en janvier 2017 à environ 3,6 % en avril 2026, portée par de nouvelles données scientifiques et la levée de strictes alertes sanitaires.

Un tournant réglementaire et l’impact de la décision de la FDA

Ce renouveau fait suite à la décision de la Food and Drug Administration (FDA) prise en novembre 2025 de supprimer les avertissements encadrés (black box warnings) sur les produits à base d’œstrogènes. Pendant des années, l’étude historique de la Women’s Health Initiative de 2002 avait freiné les prescriptions en raison de craintes exagérées concernant les risques cardiovasculaires. Dr Adi Katz, directrice de la gynécologie bénigne au Lenox Hill Hospital de Northwell, souligne que cette suppression permet désormais des discussions équilibrées entre médecins et patientes.

Tendances démographiques et diversification des traitements

L’étude indique une accélération marquée à partir de 2023, l’utilisation ayant presque triplé chez les femmes âgées de 45 à 54 ans. Elle a également doublé chez les tranches d’âge de 35 à 44 ans et de 55 à 64 ans. Selon Dr Jessica Shepherd, experte de la ménopause et auteure de Generation M, la diversification des méthodes — privilégiant les gels et patchs transdermiques — témoigne d’une approche médicale beaucoup plus personnalisée.

Encourager le dialogue médical

Les spécialistes rappellent que si ce traitement soulage efficacement les bouffées de chaleur et les troubles du sommeil, il doit être discuté sur une base individuelle. Dr Sherry Ross, obstétricienne-gynécologue au Providence Saint John’s Health Center à Santa Monica, en Californie, exhorte les patientes à exprimer ouvertement leurs symptômes pour bénéficier d’une prise en charge sur mesure.