La chute du Bitcoin coûte 118 millions de dollars à Abou Dabi : vont-ils vendre ?

15 août 2026 at 20:28
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Deux fonds souverains majeurs d’Abou Dabi, la Mubadala Investment Company et l’Abu Dhabi Investment Council, ont enregistré une perte combinée de 118 millions de dollars sur leurs positions dans l’ETF Bitcoin de BlackRock au cours du dernier trimestre. D’après de nouveaux documents déposés auprès de la SEC, aucun des deux fonds n’a vendu une seule action, témoignant d’une vision d’investissement à long terme face à la volatilité du marché.

Les montagnes russes du Bitcoin et du trust IBIT

Les derniers chiffres trimestriels mettent en lumière une période de forte instabilité pour les actifs numériques. Le Bitcoin (BTC) a débuté le mois d’avril près de 68 079 dollars avant de grimper à 82 139 dollars le 10 mai, portant la valeur des 22,94 millions de parts de l’iShares Bitcoin Trust (IBIT) à environ 1,07 milliard de dollars. Cependant, une correction brutale de 17,9% en juin a effacé ces gains, le trimestre se clôturant à 58 559 dollars et valorisant la participation à 764 millions de dollars.

Impact sur les portefeuilles : des expositions très différentes

Bien que les deux entités aient traversé la même correction de marché, l’impact financier varie considérablement. Pour Mubadala, la position en IBIT ne représente que 1,4% de son portefeuille américain de 34,77 milliards de dollars, largement dominé par le fondeur de puces GlobalFoundries. En revanche, l’Abu Dhabi Investment Council affiche un portefeuille beaucoup plus concentré, où sa participation de 274 millions de dollars en Bitcoin représente près de 38% de son allocation totale.

Conviction institutionnelle face au retrait des banques

Alors que les fonds souverains d’Abou Dabi ont maintenu leurs positions sans céder une seule part, d’autres institutions financières mondiales ont choisi une autre voie. Le groupe bancaire italien Intesa Sanpaolo a ainsi réduit sa détention d’IBIT de 93,7% pour se tourner vers des produits basés sur l’Ethereum. Les analystes soulignent que les fonds souverains gèrent des capitaux sur plusieurs décennies, rendant les fluctuations trimestrielles insuffisantes pour motirer un changement de stratégie.