Le 10 août, iHeartMedia, la plus importante entreprise américaine de radiodiffusion et de distribution de podcasts, a annoncé que son chiffre d’affaires du deuxième trimestre avait progressé de 4,7 % pour atteindre 977 millions de dollars, surpassant ainsi ses prévisions, en grande partie grâce à l’augmentation des publicités liées aux primaires politiques et aux campagnes pour les élections de mi-mandat de novembre prochain.
Le numérique et les podcasts moteurs de la croissance
Alors que le groupe multiplateforme de l’entreprise — qui regroupe plus de 860 stations de radio hertziennes — a vu son chiffre d’affaires reculer de 2 % pour s’établir à 536 millions de dollars, le pôle audio numérique a enregistré de solides progressions. Les revenus du numérique ont ainsi augmenté de 12 % pour s’élever à 364 millions de dollars. Fait notable, la division podcasts d’iHeartMedia, en plein essor, a généré 164 millions de dollars de recettes, soit une hausse de 21 % par rapport à l’exercice précédent, tandis que les revenus numériques hors podcasts ont progressé de 7 % pour atteindre 202 millions de dollars.
Perspectives financières et prévisions
Le bénéfice ajusté avant intérêts, impôts, dépréciation et amortissement (EBITDA) a diminué de 2,9 % pour s’établir à 152 millions de dollars, contre 156 millions de dollars pour la même période l’année dernière. Parallèlement, la trésorerie générée par les activités opérationnelles a atteint 65 millions de dollars, et le flux de trésorerie disponible est redevenu positif à hauteur de 46 millions de dollars, se redressant ainsi après la perte de 13 millions de dollars enregistrée l’année précédente. Les dirigeants ont réaffirmé leurs prévisions pour l’ensemble de l’exercice, tablant sur un EBITDA de 800 millions de dollars et un flux de trésorerie disponible de 200 millions de dollars.
Soutien de la demande publicitaire politique et diversification des annonceurs
Les dirigeants s’attendent à ce que les investissements publicitaires demeurent soutenus tout au long du second semestre, les annonceurs politiques se reportant sur la radio face à la saturation des espaces télévisuels. M. Pittman a souligné que les premiers indicateurs témoignent d’une dynamique comparable à celle d’une année d’élection présidentielle. En outre, la direction a tenu à souligner qu’aucun annonceur ne représente plus de 2 % du chiffre d’affaires publicitaire total, et qu’aucune catégorie sectorielle ne dépasse une part de 5 %, offrant ainsi une protection efficace contre les incertitudes macroéconomiques et géopolitiques.



