Le dépouillement des votes pour l’élection présidentielle cruciale en Zambie a officiellement repris sous haute sécurité après une suspension nationale temporaire provoquée par des attaques violentes contre des agents électoraux et le vol de bulletins de vote. La Commission électorale de Zambie avait interrompu le comptage vendredi à la suite d’incidents ciblant le personnel dans certains districts de la capitale, Lusaka. La présidente de la commission, Mwangala Zaloumis, a annoncé plus tard que les menaces sécuritaires avaient été contenues, permettant de relancer le processus.
Sécurité renforcée et dépouillement perturbé
Le pays d’Afrique australe s’est rendu aux urnes jeudi alors que le président sortant Hakainde Hichilema brigue un second mandat de cinq ans. Cependant, l’exercice démocratique a été entaché de troubles rares. Pendant la suspension temporaire, des policiers anti-émeute et des soldats à bord de véhicules blindés ont été déployés dans plusieurs zones de Lusaka. La police a indiqué qu’une personne avait été tuée dans un bureau de vote et que neuf suspects avaient été arrêtés, tandis que le principal dirigeant de l’opposition, Brian Mundubile, a affirmé avoir été interrogé par l’armée.
Tensions politiques et enjeux économiques
L’élection oppose Hakainde Hichilema à 14 autres candidats, Brian Mundubile s’imposant comme son principal rival. Alors que la commission s’efforçait de stabiliser la situation, les deux camps ont affiché leur confiance : Hichilema a appelé les citoyens au calme, tandis que Mundubile a prématurément revendiqué la victoire à la présidentielle et aux législatives. Avec environ 8,7 millions d’électeurs inscrits, ce scrutin constitue un test majeur pour les réformes économiques de Hichilema, confronté à la grogne populaire face au coût de la vie.
Perspectives et résultats officiels
À la suite de consultations avec les services de l’ordre, l’autorité électorale a confirmé que des mesures adéquates garantissent désormais la poursuite du dépouillement. Les premiers résultats officiels sont attendus dans la soirée, tandis que la communauté internationale observe de près la transparence de cette transition.



