Des Afghanes racontent leur vie sous les Taliban : ‘La survie est devenue la priorité’

15 août 2026 at 00:41
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Cinq ans après la prise de pouvoir des Taliban en Afghanistan, des femmes et des filles ont témoigné auprès de la BBC, affirmant que leur vie était devenue méconnaissable sous le régime. Depuis leur retour au pouvoir en 2021, le groupe islamiste radical a méthodiquement érodé les droits des 22 millions de femmes du pays, interdisant l’accès à l’école aux filles de plus de 12 ans, restreignant les voyages sans chaperon masculin et imposant de lourdes restrictions à l’emploi et à la santé.

L’anéantissement de l’éducation et des libertés

L’Afghanistan demeure le seul pays au monde où les filles sont officiellement bannies de l’enseignement secondaire et supérieur. Selon un rapport de l’Unicef relayé par la BBC, environ 2,6 millions de filles ne peuvent plus fréquenter l’établissement scolaire au-delà de la 6e année. En dépit des déclarations du ministre des Affaires étrangères des Taliban, Amir Khan Muttaqi, affirmant que des millions de jeunes filles étudient, seulement 7 % des femmes occupent un emploi dans le pays.

Châtiments corporels et climat de peur

Le régime a également réinstauré les châtiments corporels publics, avec des centaines de flagellations enregistrées officiellement depuis 2021. Des victimes telles que Shaima et Manizha ont témoigné des violences subies et de la terreur psychologique infligée à leurs familles. Ces interdictions touchent de plein fouet le secteur de la santé, provoquant une hausse alarmante de la mortalité maternelle face à l’impossibilité d’être soignées par des médecins masculins.

Résilience et espoir face à l’adversité

Malgré des conditions de vie extrêmement précaires, certaines Afghanes luttent pour façonner un avenir meilleur. Noori, âgée de 24 ans, a fondé sa propre entreprise après l’interruption de ses études de droit, offrant un emploi à 10 femmes pour promouvoir leur indépendance financière. De son côté, Asma, 13 ans, garde l’intime conviction qu’elle deviendra médecin, tandis que l’assistante dentaire Ela lance un appel vibrant à la communauté internationale : « Nous avons besoin de solidarité, pas de silence. »