Lors d’un meeting politique organisé à Garden City, dans l’État de New York, le président américain Donald Trump a déclaré vendredi qu’il prévoyait de faire officiellement du détroit d’Ormuz un territoire des États-Unis une fois le conflit avec l’Iran achevé. S’adressant à ses partisans, Donald Trump a défendu le blocus naval américain et a exhorté les citoyens à accepter la hausse des prix du carburant comme un sacrifice nécessaire pour empêcher Téhéran de se doter d’une arme nucléaire, alors que la guerre entre dans son sixième mois.
Un blocus maritime sous haute tension
Ces déclarations controversées de Donald Trump sont intervenues alors qu’il vantait les mérites du blocus imposé par l’US Navy sur les voies de navigation du Moyen-Orient. Selon le dirigeant américain, ce blocus garantit à Washington un contrôle absolu sur le détroit, par lequel transitait historiquement près d’un cinquième du pétrole mondial et du gaz naturel liquéfié. Lancée le 28 février par les États-Unis et Israël, la campagne militaire a lourdement perturbé les marchés énergétiques mondiaux et fait flamber les coûts du carburant.
La riposte ferme de Téhéran
Le gouvernement iranien n’a pas tardé à rejeter les propos du président américain. Kazem Gharibabadi, le vice-ministre iranien des Affaires étrangères, a affirmé sur le réseau social X que le passage stratégique ne pouvait être capturé par un tweet, un porte-avions ou un discours électoral. Kazem Gharibabadi a assuré que l’Iran ne cèderait pas aux menaces et que la gestion du détroit resterait sous l’autorité exclusive de Téhéran, alors que les pourparlers de paix sont au point mort depuis le mois de juillet.
Répercussions économiques et échéances électorales
Abordant l’impact économique sur le plan intérieur, Donald Trump a reconnu que les consommateurs américains devaient payer plus cher à la pompe, estimant toutefois qu’il s’agit d’un prix juste pour la sécurité internationale. Ces pressions financières devraient peser lourdement lors des élections de mi-mandat en novembre. Par ailleurs, Donald Trump a balayé les critiques concernant la fatigue et la détresse psychologique des marins déployés depuis neuf mois à bord du porte-avions USS Abraham Lincoln dans la région.



