Burnham critiqué pour ses reculs sur les objectifs VE et le forage en mer du Nord en plein chaos climatique

15 août 2026 at 00:04
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Le Premier ministre Andy Burnham fait face à une vive opposition de la part des militants écologistes et des experts après avoir pris des mesures pour assouplir les objectifs de vente de véhicules électriques (VE) et envisager de nouveaux forages pétroliers en mer du Nord, alors que le Royaume-Uni subit des incendies de forêt dévastateurs et des canicules historiques. Vendredi, alors que l’armée a été déployée pour lutter contre les flammes, Burnham a reconnu pour la première fois la responsabilité de la crise climatique, tout en suscitant l’indignation par ses choix politiques.

La crise climatique face aux arbitrages politiques

Alors que de vastes zones en Angleterre et au Pays de Galles souffrent de sécheresse et de centaines d’incendies, le gouvernement a lancé une consultation visant à abaisser l’objectif de vente de VE pour 2030, passant de 80 % à seulement 50 %. Des figures écologistes telles que Hannah Martin de Green New Deal Rising ont vertement critiqué cette décision, avertissant qu’elle ajouterait des millions de tonnes de CO2 aux émissions britanniques.

Forages en mer du Nord et pragmatisme

Malgré l’urgence climatique, Burnham a défendu son approche pragmatique concernant l’extraction d’hydrocarbures, avec des décisions imminentes sur les gisements de Rosebank et Jackdaw. Des ONG comme Greenpeace, par la voix d’Ami McCarthy, jugent ces projets inconcevables. À l’inverse, des syndicats patronaux comme la Society of MotorManufacturers and Traders (SMMT), dirigée par Mike Hawes, ont salué cette révision pour soulager les constructeurs automobiles.

Impacts économiques et environnementaux

Selon l’Energy and Climate Intelligence Unit (ECIU), affaiblir le mandat VE pourrait réduire les ventes de voitures électriques de près de 5,8 millions d’unités, compromettant l’interdiction des véhicules thermiques prévue pour 2035. Alors que la secrétaire d’État aux Transports Heidi Alexander défend la nécessité de pragmatisme économique, les critiques estiment que ces reculs menacent l’avenir environnemental du pays.